
Soutien d’étiage de la Garonne : les premiers lâchers précoces
Le soutien d'étiage de la Garonne a débuté dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026, soit le démarrage le plus précoce depuis la mise en place du dispositif en 1993. Cette précocité témoigne d'une situation hydrologique très tendue dès le début de la période d’étiage (du 1er juillet au 31 octobre).
Pourquoi un démarrage aussi précoce ?
Malgré une saison de recharge des eaux souterraines satisfaisante et un enneigement pyrénéen favorable durant l’hiver, les épisodes de fortes chaleurs observés dès le mois de mai ont accéléré la fonte du manteau neigeux et entraîné une baisse des débits de la Garonne et de ses affluents. A Toulouse, les débits observés début juillet sont proches des records de faibles niveaux pour la période.
Face à cette situation, un premier lâcher de 7 m³/s s’est opéré depuis les retenues hydroélectriques d’EDF situées sur l’Ariège en amont de Foix. Après avoir procédé au déstockage le plus précoce possible, ce débit a été porté à 16 m³/s au regard de la situation.
Le soutien d’étiage : un outil essentiel pour le territoire
Le soutien d'étiage consiste à restituer de l'eau stockée dans plusieurs retenues afin de soutenir les débits naturels de la Garonne pendant la période d’étiage.
Ce dispositif permet de :
- Garantir l'alimentation en eau potable,
- Préserver les milieux aquatiques en limitant les effets des fortes températures sur les écosystèmes,
- Accompagner les besoins en eau des activités agricoles et industrielles (tout en limitant le recours à des restrictions lorsque cela est possible).
Les volumes restitués sont ajustés quotidiennement en fonction de l'évolution de la situation hydrologique et des besoins observés sur le bassin.
Une vigilance quotidienne
Tout au long de la période d’étiage, l’Etablissement Public Territorial de Bassin Garonne, Gascogne et affluents pyrénéens surveille en permanence l'évolution des débits, des températures et des besoins en eau afin d'adapter les lâchers lorsque cela est nécessaire. Dans un contexte où les épisodes de sécheresse et de chaleur deviennent plus fréquents et plus précoces, cette gestion constitue un levier essentiel pour concilier les différents usages de l'eau et préserver les milieux aquatiques.
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